samedi 16 février 2008

Lors du dîner annuel du CRIF, Sarkozy persiste et signe dans le mensonge et la provocation, Robert Duguet


Le curé et l’instituteur

Ce qu’il prétend avoir dit (discours du CRIF) :"Jamais je n’ai dit que l’instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l’imam pour transmettre des valeurs"…. "ce dont ils témoignent n’est tout simplement pas la même chose". L’instituteur "témoigne d’une morale laïque, faite d’honnêteté, de tolérance, de respect". Le curé, le rabbin et l’imam "témoigne d’une transcendance dont la crédibilité est d’autant plus forte qu’elle se décline dans une certaine radicalité de vie".
Ce qu’il a réellement dit dans son discours de Latran, version disponible sur le site de l’Elysée :
« Dans la transmission des valeurs et dans l‘apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l‘instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s‘il est important qu‘il s‘en approche, parce qu‘il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d‘un engagement porté par l‘espérance. »
La morale publique et la morale religieuse

"Jamais je n’ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse". "Ma conviction est qu’elles sont complémentaires et que, quand il est difficile de discerner le bien du mal, ce qui somme toute n’est pas si fréquent, il est bon de s’inspirer de l’une comme de l’autre."
(Discours au CRIF)
Ce qu’il a dit à Latran :
« S’il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité. »

Aucun commentaire: